
« L’Homme au pardessus »,
Jean Lambert-Rucki (bois peint, 1937)
photographié par Jann van Brugge 2025 – Roubaix Musée de la Piscine
Architecture & portraits

« L’Homme au pardessus »,
Jean Lambert-Rucki (bois peint, 1937)
photographié par Jann van Brugge 2025 – Roubaix Musée de la Piscine
La tentation de Venise
Depuis plus de vingt cinq ans, Venise accompagne Jann comme une mémoire vivante. Ce n’est pas qeulement une ville qu’il photographie, mais un miroir où son regard se reflète. Dans les ruelles étroites, sur les places désertées à l’aube ou au coeur des foules du carnaval, Jann cherche la résonance entre la pierre et l’âme.
Venise est devenue pour lui un atelier à ciel ouvert, une scène où les architectures séculaires dialoguent avec les silhouettes masquées. Ses images portent la trace de cette intimité : une cité fragile, parfois théatrale, où la beauté s’entrelace avec la mélancolie.Pour Jann, Venise n’est pas un décor, mais une complice. Elle lui offre des perspectives qu’il ne cesse de revisiter, comme pour approcher une vérité toujours insaisissable.


Ces images naissent d’une intensité irrépréssible où l’on se sent bouleversé sans en comprendre la cause. cela ouvre un espace où chacun peut se reconnaître.
Dans la force d’un regard, dans un geste retenu, dans une épaule frôlée, dans la fragilité d’un sourire deviné. L’amitié ou l’amour se révèlent ou s’espèrent, en ces moments suspendus. Ces photographies parlent moins de ceux qu’elles représentent que de ce qui les relie : une humanité partagée, discrète, qui survit même quand l’anonymat s’impose.
Prague – Tchéquie 2017
Digiproof 0173-F502-G71-385

Les murs portent la mémoire des hommes. Derrière chaque pierre, chaque fissure, chaque éclat de lumière, se cache une histoire qui nous relie à ceux qui ont bâti avant nous. Les ruines, témoins d’un passé effondré, continuent de se dresser comme des archives silencieuses. Les lignes contemporaines, elles, prolongent ce récit en inscrivant nos propres pas dans le temps.
À travers ces photographies, il ne s’agit pas seulement de montrer l’architecture, mais d’en révéler la part invisible : ce qu’elle murmure, ce qu’elle retient, ce qu’elle transmet. Hier et aujourd’hui se superposent, dans une tension parfois fragile, parfois puissante. Entre permanence et disparition, entre force et fragilité, l’architecture devient le reflet de notre propre humanité : une construction toujours inachevée, mais qui, malgré ses blessures, cherche à durer.
Mont St Eloi – France 2025
Digiproof 0196-F502-G11-143

Ces images naissent d’un geste furtif, d’un instant arraché au réel, pour capter l’essence d’une époque ou d’un lieu.
Pour témoigner de ce qui un jour fût, même fugitivement.
Ces portraits, volés mais offerts, racontent la fragilité de nos existences et l’universalité de nos gestes. Ce sont nos âmes qui s’ouvrent à l’échange et subliment nos regards
Prague – Tchéquie 2017
Digiproof 0204-F502-G88-998
Le carnaval, c’est la suspension du quotidien, un moment où les règles s’effacent pour laisser place à la fête, à la couleur, au jeu des apparences. Derrière chaque masque, il y a un sourire qui se devine, une complicité qui s’installe, un instant de joie partagé. Ces images ne cherchent pas seulement à montrer les costumes ou les fastes d’un événement, mais à capter la vibration intime qui traverse les foules, la légèreté des pas, l’éclat des rires, la chaleur des regards. Le carnaval devient alors plus qu’une tradition : il se transforme en un langage universel, celui de la joie retrouvée, fragile mais contagieuse. C’est cette joie, rare et précieuse, que ces photographies tentent de retenir, comme un souffle d’exception qui ne dure qu’un instant mais dont l’écho résonne longtemps après la fête.
Digiproof 0244-F502-G37-463
23+ Years of Carnival
des milliers de photos d’excellence


